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28 mai 2010

Si j'étais Dieu...

J'arracherais l'Hôtel du Parlement à Québec que j'enverrais dans un centre de recyclage de déchets radioactifs... non, d'enfouissement... non, de désintégration... non, de lancement dans l'espace (gna gna les extras-terrestres) et j'en reposerais un autre tout neuf (parce que je l'aurais photocopié au préalable) avec un tout nouveau système d'exploitation.

Oui, si j'étais Dieu...

(je devrais peut-être commencer par y croire avant de fantasmer.)

12 avril 2010

Revenir à la normale


Ce n'est pas facile reprendre une routine, ou semi-routine (car je n'en ai jamais vraiment eue), après presque 1 mois très inégal. Ce dernier mois j’ai été très absent ici et bien ailleurs, en fait j’ai été absent partout et surtout de moi-même. Je n’ai pas vécu de grands dérangements, mais de simples événements ponctuels suffisent parfois à nous déstabiliser, juste assez pour que l’on se dise qu’on remettra tout à demain.

Tout d’abord, un rhume anodin que j’ai négligé, car je me prends pour Superman, se transforme en party-maison avant de finir en véritable rave pour virus. Aucune issue, je dois faire appel à la police antibiotique pour qu’elle descende tous les indésirables qui infestent mes cavités nasales et mes tubes bronchiaux. Ensuite, à peine ai-je eu le temps de faire vider mes canaux respiratoires que mon espace physique se remplit. Pas de virus cette fois-ci, des gens que j’aime beaucoup, des proches. Alors des visiteurs débarquent, s’installent, repartent et d’autres débarquent, s’installent, repartent et d’autres débarquent, s’installent et repartent. Pendant ce temps, beaucoup de fatigue, de joies, d’exaspérations, de rires, et puis ? le vide.

Alors je reste caché, je ré-apprivoise mon environnement, et je me remonte des habitudes pour me refaire une vie, parfois un peu terne, parfois trop mouvementée, mais dans laquelle je me sens bien. Bref, je reviens à la normale.

C’est pas facile enlever ses grosses pantoufles pour essayer d’autres trucs et pour finalement se rendre compte que nos pieds n’entrent plus aussi confortablement dans nos mêmes grosses pantoufles parce qu'on doit les réajuster…

17 janvier 2010

Résolutions du nouvel an


Est-il trop tard pour prendre des résolutions ? Non. Mais est-il trop tard pour prendre des résolutions et coller 2010 dessus ?

Lors d'un trop rare moment introspectif et lucide, je me suis dit que je devrais prendre des résolutions. D'habitude je n'en prends pas et les quelques fois où j'ai osé, les résolutions du 1er étaient déjà bien profondément enfouies dans mes oubliettes le 2.

J'aimerais pouvoir admirer et m'abreuver des gens qui prennent des résolutions et les tiennent, mais le problème est que je n'en connais aucun, je ne peux donc demander conseil. Je pense que le succès d'une résolution tient au fait qu'elle doit être réalisable et simple. Alors, je me suis donc fixé des buts réalisables et simples que j'appelerai résolutions :
  1. Tenter de publier régulièrement des billets plus profonds sur ce blogue au lieu d'y mettre des Bangs! et des Woos!. (en d'autres mots, Internet, arrête d'être si superficiel et Travail, arrête d'être si occupé).
  2. Sérieusement considérer la méditation et le yoga. Je ne suis pas prêt à me lancer tout de suite mais je me promets d'y penser fort fort fort.
  3. Être plus rigoureux lorsque vient le temps de répondre à mes courriels au lieu de les lire, les mettre de côté et les supprimer 5 mois plus tard.
  4. Avoir au moins 2 plantes d'intérieur de plus.
  5. Moins blasphémer. En public du moins...
  6. Apprendre la base de la couture simple parce que c'est pratique lorsque tous tes fonds de poche ressemble à une passoire à spaghettis.
Voilà, ça devrait faire pour cette année.

Image Via.

1 janvier 2010

2010 : ça va être moins pire ?

NON NON, ça va être meilleur.

Avec le recul, i.e. moins de 15 heures, je me rends à peine compte que nous complétons la première décennie de ce nouveau siècle (qui se termine en réalité le 31 décembre 2010 mais c'est un détail technique). Il y a à peine 10 ans, nous étions tous sur le bout de nos sièges à attendre la fin du monde provoqué par ce fameux bogue qui allait nous renvoyer dans nos cavernes et... well, nous y revoici 10 ans plus tard, plus esclaves que jamais des bogues.

Il me semble que ce n'était que hier que nous nous ennivrions, nous droguions, nous pipiions et nous nous envoyions en l'air.

Le temps passe vite quand on est une bande de salopes dévergondées.

Photo

31 décembre 2009

2009 : Ça aurait pu être pire !

Je vais terminer l'année avec cette phrase anodine mais qui remet tellement de choses à leurs places. N'hésitez pas à la répéter si vous trouvez que ça va mal.

Bonne année à tous !
Steve

27 novembre 2009

Combler des lacunes

Les miennes, cela va sans dire.

Je ne me considère pas illettré, loin de là, "inculturé", pas du tout, ignorant, non. Mais j'ai des lacunes à combler. Lesquelles me demanderez-vous ? Mes lacunes en littérature française classique.

J'ai quand même beaucoup lu. Les fondateurs du roman moderne (Stendhal et Flaubert). Les grands romans d'aventure (Stevenson, Melville, Defoe, Kipling, Dumas). Beaucoup de littérature anglo-saxonne (Steinbeck, King, Hemmingway, Christie). De la littérature populaire plus récente (Dan Brown). Jeunesse (J.K. Rowling). Des chefs-d'oeuvres nouveaux envoûtants (The Road de Cormac McCarthy et Middlesex de Jeffrey Eugenides). Du funky américain (Amis, Easton Ellis, Chabon, Burroughs). Les grands de chez-nous (Grignon, Hébert, Roy, Tremblay, Godbout, Blais). Les nouveaux grands de chez-nous (Arcan, Dickner, Bensimon), Les beats (Kerouac, Burroughs, Ginsberg). Les grandioses À la recherche du temps perdu de Proust et Le Pendule de Foucault d'Eco. Des romans historiques (Les Rois Maudits)...

J'en passe, j'en oublie et j'essaie de me garder à jour tout à la fois.

Alors, après avoir m'être vanté sans vergogne, sans borne et avec culot, ma connaissance de la littérature française de fond... ben j'ose pas réellement m'en vanter.

J'ai donc décidé de me lancer dans un autre projet insensé : faire du rattrapage.

Première étape : François Mauriac. Je ne suis pas tout à fait sûr de commencer au bon endroit, mais un début, c'est un début.

Tiendrais-je la route ? Je vous en reparle dans quelques pages...

22 novembre 2009

C'est moi ou...

J'écoute TLMEP et je ne sais pas si c'est moi qui a un problème mais chaque fois, c'est la même chose... Stéphane Richer, je ne comprends jamais rien à ce qu'il raconte.

Mise à jour: Coeur de pirate, je n'y comprends rien non plus

21 novembre 2009

Il y a de ces choses...

... qui forcent à remettre beaucoup d'autres choses en question.

J'arrive du supermarché, profitant par le fait même de cette splendide journée qui nous fait oublier que le mois de novembre est d'habitude trop gris, et j'ai vécu une aventure.

Je suis de ces personnes qui ne peuvent s'empêcher de s'arrêter lorsque quelqu'un crie "à l'aide". Je suis aussi de ces personnes qui ne peuvent s'empêcher de s'arrêter lorsque l'on ne crie pas "à l'aide" mais qu'on en a besoin. Plus tôt, un brave monsieur demande à ce que je crois être un gérant, sinon une personne d'autorité, quels sont les sacs pour congélateur en spécial. Le mec lui répond : "c'est sur l'étagère monsieur" et il quitte l'endroit. Je regarde la scène du coin de l'oeil et je me rend compte que le monsieur ne comprends pas... il regarde, il étudie, mais ne comprends pas. Je m'approche et j'offre simplement et docilement mon aide. C'est alors qu'il m'avoue à voix basse : "Je ne sais pas lire."

J'ai indiqué quels étaient les sacs en spécial et avant de m'éloigner, je lui ai demandé s'il voulait que je l'aide pour autre chose, il m'a répondu que non avec une reconnaissance dans la voix qui m'a réellement fait chaud au coeur.

En revenant, je me demandais pourquoi cet homme, quand même bien mis et soigné de sa personne, avait pu se rendre jusqu'ici sans savoir lire. Pourquoi n'avait-il pas eu droit à ce privilège ? Que s'est-il passé ? Pourquoi des gens, au Canada, qui trône au sommet de toutes les listes qui comparent la qualité de vie, le bien-être social, la sécurité, l'accès, la liberté, l'éducation, etc., ne savent pas lire ?

Il y a de ces choses...

14 novembre 2009

Semer le doute,,,

J'aime semer le doute...

C'est tout.

8 novembre 2009

Foutez-moi la paix quand je me masturbe

J'adore aller à la bibliothèque, j'adore y flâner pendant des heures, respirer l'odeur poussiéreuse qui émane des livres, traîner des pieds dans ces interminables rangées faisant honneur au savoir, à la connaissance et au divertissement. Oui, avec la lecture, me perdre dans une bibliothèque est l'un de mes passe-temps favoris, sauf... lorsqu'on me retrouve.

J'ai passé une bonne partie de l'après-midi à la Grande bibliothèque quand tout à coup, quelqu'un que j'ai connu il y a des années m'a aperçu et s'est pratiquement lancé sur moi comme une sangsue sur une plaie ouverte. Après quelques minutes et non sans quelques peines, je l'ai finalement reconnu, mais quand je pensais que ça allait s'arrêter là, il continuait, il me suivait et jacassait comme une pie. Ça m'a énervé.

Aller à la bibliothèque est comme la masturbation. Pendant, je ne rêve qu'à l'âme soeur et à la perfection, mais dans le fond l'activité se doit d'être faite en solitaire. Et cette personne, après-midi, m'a réellement fait débander.

Qu'est-ce qu'il faut faire pour que les gens comprennent qu'après 10 ans sans t'avoir vu, ils ne sauront rien de tout ce qui s'est passé dans ta vie ? Ça ne donne rien. J'ai pas le goût de dépenser ma salive et mon énergie à raconter mon intimité à quelqu'un que je ne reverrais peut-être plus.

Alors, laissez-moi me masturber en paix.

31 octobre 2009

650 ans d'expérience, c'est peu

À la levée de mon corps hier matin, j'ai allumé la télé et les premières images que j'ai vues étaient celles de gens faisant la file assis sur des chaises pliantes et enveloppés dans des couvertures et sacs à couchage. Je me suis dit que les billets pour U2 sont en vente ou encore les Rolling Stones ou Madonna reviennent à Montréal, ça a dû m'échappé. Ce sont des collègues qui m'ont appris que l'on faisait la file pour se faire vacciner.

À la levée de mon corps ce matin, j'allume la radio et j'entends qu'à certains endroits la police a été appelée en renfort pour que l'on suive les consignes données par la santé publique et que l'ordre de priorité établi pour la campagne de vaccination soit respecté.

Le gens sont en colère, tout est la faute de tout le monde, les médias font peur, les gouvernements ne savent plus comment s'organiser et nous allons tous mourir demain.

Permettez-moi une analogie.

En 1347, la peste noire débarqua en Europe et dévasta le continent. Entre 30 et 50% de la population en mourut et le monde en fut littéralement transformé. Les bouleversements sociaux et géopolitiques qui en découlèrent bouleversèrent l'ordre établi et l'on redessina la carte.

Des sorcières furent brûlées, des millions de chats associés au malheur furent massacrés (quelle erreur quand on pense que la peste était transmise par des puces qui voyageaient sur les rats et que les chats sont naturellement immunisés contre ce bacille) et surtout, des milliers de Juifs ont été tués parce qu'on les accusa de comploter et d'avoir lancé, en quelque sorte, un mauvais sort aux "non-fidèles de la foi juive".

Aujourd'hui, la médecine n'est plus impuissante, les superstitions n'ont plus le dernier mot et l'Église ne dicte plus les règles de conduite, mais malgré tout, 650 ans plus tard, je constate que la nature humaine a très peu évoluée. Face à l'ultime, peu importe les mesures prises, l'assurance des autorités et l'information transmise, les gens sont démunis. Seuls et effrayés.

Avons-nous les moyens d'y faire face ? Je n'en suis pas sûr et par moyens, je n'entends rien de tangible. Malgré tout ce que l'on sait et toutes les précautions, le manque de civisme et cette attitude anti-conciliante propre à chacun remontent à la surface en un éclair.

Je suis un peu pessismiste quand je regarde ce spectacle et si je le pouvais, je ficherais le camp à l'entracte.

650 ans d'expérience c'est peu.

15 octobre 2009

Génération perdue

Prenez le temps d'écouter ceci. Une minute 45 secondes à perdre, c'est en anglais mais c'est pas nécessaire d'être parfaitement bilingue.

Ça vaut le coup.



Merci F

3 octobre 2009

Amherst ou Pierre-Falardeau ?


Certains voudraient que l'on change le nom de la rue Amherst à Montréal pour autre chose. Le dernier nom en liste ? Pierre-Falardeau.

Franchement, je m'en fiche un peu. Je vais quand même oser. On va vouloir me crucifier mais je suis prêt à vivre avec mes stigmates. Je dis non. Yes ladies and gentlemen, a big fat NO.

Pourquoi ? Pour des détails.

Ça n'a rien à voir avec la grandeur du bonhomme pas plus qu'avec la sombre notoriété de salope de Jeffrey Amherst (j'aime les salopes, donc j'écris le mot le plus souvent possible) mais changer le nom d'une rue, c'est lourd, compliqué et ça coûte cher. En des temps meilleurs j'aurais dit autre chose mais aujourd'hui, je suis contre. Cet argent, qu'on le garde dans nos coffres pour rajeunir les infrastructures, remplir les trous dans nos rues et boucher les autres dans nos conduites trop usées par nos rejets acides.

Je ne reviendrais pas sur des considérations historiques. Qui mérite que son nom soit placardé aux carrefours de grandes artères ? Ceux qui ont fait une différence, certainement les fins (mais ne rayons pas les pas fins de nos livres d'histoire) et ceux que l'on respecte. Mais aujourd'hui ? Non. On a d'autres choses à faire.

Ce n'est peut-être pas si monumental comme montant mais tout de même, selon moi, c'est pas le temps.

Je me permets quand même de dire : Salut Falardeau. Et d'ailleurs, qu'en penserait-il ? (probablement "ben non c'est inutile" mais dans le fond "ça me fait un beau gros crisse de velours"...)

Je suis pour le changement mais débaptiser pour renommer peu importe quoi pour qui ou quoi que ce soit... ça me fatigue quand ce n'est pas une priorité.

16 septembre 2009

Que des bonnes intentions

À chaque nouvelle saison de télévision je suis emballé parce qu'il y a des nouveautés et des retours attendus et à toutes les fois je me dis que je vais tout écouter. Toutes ces super-émissions qui doivent rendre nos vies plus divertissantes, riches et intéressantes (je sais je sais, j'en mets un peu...).

Well... Ça ne me prend qu'une semaine et le divertissement est dans la poubelle.

Je suis incapable de suivre une émission passé les 2 premiers épisodes et pourtant je vous l'assure, j'essaie. Il y a eu des exceptions, comme Six Feet Under, mais sinon ? Rien à faire.

La télévision par chez-moi, c'est ponctuel. Je n'écoute la télévision que quand je m'asseois devant. Ça ne peut pas être un rendez-vous. Les rares émissions que j'écoute sont celles sans suite, comme The Family Guy ou Tout le monde en parle.

Par exemple, hier j'ai écouté la deuxième d'Aveux à l'antenne de Radio-Canada parce que j'avais aimé la première. Au bout de 30 minutes je n'en pouvais plus. Chargé, chargé, chargé. Alors, voilà, j'ai décroché et mardi prochain, je suis à peu près certain que je n'y penserais même pas.

Je n'ai que des bonnes intentions.

21 août 2009

La personne et l'image...

...du jour ? On n'en parle plus. Une fois de temps mais plus chaque jour. Sous une autre forme, peut-être...

J'ai besoin de m'éclater sans me conformer et devoir le faire, bien que je ne me sente nullement obligé, pèse un petit peu lourd (imposé par ma propre personne en passant).

J'ai du fun à élire quelqu'un et à donner une place (bien que minime) à une belle image, mais je n'ai plus le goût de le faire de façon régulière.

Alors, pardonnez-moi chers lecteurs, je ferai mes choux gras et tirerai mon profit d'inutilité ludiques très clairement inutiles, ailleurs...

Je vais continuer à bloguer. Et je bloguerai.

Je veux parler d'incertitudes. De magnificences. De stupidités. De manifestations planétaires. De manifestations universelles. De rêveries. De chroniques. Et d'absurdités.

J'ai le goût d'y être, peu importe qui me suit, peu importe ce que l'on en pense.

19 août 2009

De l'intelligence

Je me suis toujours demandé ce qu'était l'intelligence. J'ai toujours pensé que que les gens qui en savent beaucoup sont intelligents. Mais que veux dire savoir beaucoup ? D'ailleurs, ai-je raison de penser une telle chose ? Je n'en sais rien.

Les spécialistes en savent beaucoup, mais ils sont spécialisés. Sont-ils plus intelligents que ceux qui ne sont pas spécialistes qui, en revanche, en savent un peu plus partout sans être spécialisés ?

C'est abstrait l'intelligence.

Chez les animaux, par exemple, certains disent que les chiens sont plus intelligents que les chats parce qu'ils sont plus affectifs et écoutent alors que d'autres donnent la palme aux chats parce qu'ils s'adaptent mieux... Selon tout ce que j'ai lu, ni l'un ni l'autre ne se démarque par ses éclairs de génie.

Les biologistes semblent s'entendre sur le fait que les corbeaux, les rats, les pieuvres et calmars, les éléphants et les cétacés sont intelligents. Il y a aussi des surdoués comme les dauphins et les cochons (mettons de côté les primates, ils nous ressemblent trop). Les prédateurs sont plus intelligents que leurs proies qui ont quand même trouvé le moyen de survivre plus efficacement...

C'est abstrait l'intelligence.

L'être humain domine, de par son intelligence. Ceux qui se démarquent sont-ils plus intelligents ? J'en doute.

Un grand sportif est-il intelligent ? Ses prouesses physiques nous ramènent à nos racines et dans son "sport" il est intelligent, mais en règle générale ? Hummmm...

Un grand artiste est-il intelligent ? Sa passion et son amour nous fait traverser l'univers, mais s'intéresse-t-il à ce qui se passe ailleurs ?

Les scientifiques ? J'imagine que oui.

Les autres ? ... On pourrait en débattre longtemps. (Et bien sûr j'en suis des autres. Je n'oserais prétendre rien d'autre)

C'est compliqué. Je dois être trop stupide. Me poser autant de questions inutiles, ça me rendra pas plus intelligent...

17 août 2009

De l'humour

J'ai l'impression d'être à côté des fois, pourtant, je me trouve pas si ennuyeux.

J'ai un sens de l'humour un peu tordu mais pas unique. J'aime déconner. Je trouve que c'est essentiel pour le bien de tous (et pour ma santé mentale) et j'ai le goût de le partager, mais ce qui provoque le plus de réactions sur mon humble blogue, est ce qui est sérieux et non ce qui est drôle.
...

Le caustique chez-moi en est un peu perturbé mais le ludique en rit (donc le caustique aussi).

Je dois avoir besoin de me faire planter (sans jeu de mots, je suis peut-être un peu maso...)

Se sentir indispensable

J'ai des qualités et des défauts. J'aime bien savoir que j'ai fait une impression et que l'on se souvienne de moi mais je ne me suis jamais senti indispensable.

Quand je vais sur Facebook, je suis, des fois, tellement abasourdi par tout ce que j'y lis, j'ai l'impression que dans notre époque égotiste tout le monde est réellement convaincu que la Terre ne tourne pas sans eux. L'intérêt excessif qu'ont les gens d'eux-mêmes me désarme.

Pourquoi est-ce si nécessaire de raconter au monde entier que l'on vient de péter, de se peindre les ongles d'orteils, de manger un Big Mac, de rendre public son groupe sanguin ? Pourquoi cette recherche insensée d'attention ? Pourquoi un statut social doit être une définition ? On n'est rien si on ne crie pas tout haut que l'on existe ?

Ça peut sembler paradoxal décrier ce genre de choses parce que je blogue et que je le partage avec le reste de la planète virtuelle mais dans le fond, je me dévoile peu. Je n'en vois pas la nécéssité ni l'intérêt et je préfère l'obscurité à la lumière du grand jour mais la facilité avec laquelle certains se divulguent me rend perplexe.

Le monde a besoin d'amour peut-être ?

9 août 2009

L'air du temps

En écoutant la radio ce matin on a mentionné le nom d'Anne Hébert en parlant des auteurs québécois qui ont remporté de grands prix littéraires internationaux et ça m'a rappelé quelque chose...

J'ai lu, il y a quelques années (malheureusement je n'ai plus la source et je ne sais plus d'où) qu'un groupe d'étudiants avait soumis quelques romans d'Anne Hébert sous forme de manuscrits à plusieurs maisons d'édition et tous ont été refusé.

L'art, que ce soit la littérature, la peinture, la sculpture ou même plus récemment le cinéma et la télévision, est peut-être le miroir le plus fidèle du contexte et de l'époque dans lequel il a été créé. Je navigue beaucoup sur le web et on rit beaucoup de ce qui a été créé avant notre époque supersonique. J'aime croire que ceux qui en rient sont inexpérimentés ou ont des lacunes que l'on pourrait combler avec un peu d'éducation, mais quand une maison d'édition "sérieuse" refuse le manuscrit d'un roman écrit des années auparavant par une auteur internationalement reconnue, il y a quand même matière à réflexions.

Quoique l'on en dise, une oeuvre peut traverser le temps, mais une oeuvre ne se fera reconnaître et passera le test que si elle est bien de son temps. L'art, comme tout le reste, ne regarde pas derrière mais s'enrichit de son passé pour composer le présent qui compose le futur.

Au fond, c'est fondamentalement de l'évolution, mais je trouve un peu déplorable qu'on oublie trop vite qu'il a fallu "y passer" pour être ici.

Je me demande ce qu'en penserait Anne...

4 août 2009

De la fiction pour les autres ?


Pour qui écrit-on quand on écrit de la fiction ? Un habitué compte sur un certain public, ses inconditionnels, ses détracteurs ? Un néophyte se fait aimer parce qu'il est dans "l'air du temps" ? Ou pire, se fait détruire parce qu'il est "à-côté" ? Encore mieux, passe inaperçu parce que son talent, réel ou non, n'est pas à la mode ?

On écrit pour soi ? Parce qu'il faut que ça sorte ? Parce qu'on en peut plus ?

Un besoin d'amour peut-être...

On sait peut-être pourquoi on écrit de la fiction, mais pour qui ? Bonne question.